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Edouard Rochet et Théodore Schneider fondent à Lyon en 1892 la firme Rochet-Schneider. Cette marque commence à fabriquer des bicyclettes avant de présenter sa première automobile à pétrole en 1895, alors que la vapeur connaît encore les faveurs du public. Les premiers modèles Rochet-Schneider s'illustreront au cours des toutes premières épreuves sportives automobiles, où ils démontreront de grandes qualités. Le succès grandissant, la firme décide de stopper la fabrication de bicyclettes pour se consacrer exclusivement à l'automobile. En 1899, l'usine est agrandie, et le 400e véhicule de la marque sort en 1900. Les Rochet-Schneider collectionnent les victoires tout au long des années 1900. Elles sont considérées comme « des voitures ne tombant jamais en panne ». Au début du siècle, la gamme se compose de 20HP, 30HP, 40HP, 50HP et 70HP. Mais cette vaste gamme cache en réalité une firme à la santé chancelante, car les épreuves sportives lui ont coûté excessivement cher. Au début de la Première Guerre Mondiale, la firme semble déjà condamnée. Le sursis viendra de l'armée qui lui commandera des centaines de camions (1 500 en tout) entre 1914 et 1918. Après la guerre, la firme se concentrera sur la fabrication de camions et d'autobus. Cette spécialité perdurera jusqu'en 1960, date à laquelle la firme est rachetée par Berliet. Quant à la production de voitures Rochet-Schneider, elle sera très anecdotique après la Première Guerre Mondiale, et s'arrêtera définitivement en 1931, en pleine crise économique mondiale. Etant vendues 6 à 8 fois plus cher qu'une voiture moyenne, les Rochet-Schneider n'avaient jamais pu retrouver le public des années d'avant-guerre. Dans les années 20, l'automobile européenne entamait une vraie démocratisation, qui passait par une substantielle baisse des prix, et la firme lyonnaise n'avait pu (ou voulu) s'adapter à ce nouveau contexte. (nous
remercions tout particulièrement la précieuse collaboration
du magazine GAZOLINE pour cet article) |